Rétablir le dialogue
dans le cadre d’un dispositif prévu par la loi, confidentiel et sécurisant avec l’aide de médiateurs.
“La médiation ne consiste pas à éliminer les conflits mais à les transformer en dialogues constructifs qui révèlent des solutions inattendues”
William Ury
Qu’est ce que la médiation ?
« La médiation est un processus volontaire et coopératif dans le cadre duquel des personnes entreprennent au moyen d’échanges confidentiels et avec l’aide d’un [ou plusieurs] tiers, le médiateur [ou les médiateurs] d’établir ou de rétablir des liens, de prévenir ou de régler à l’amiable un conflit » (Définition du conseil National de la médiation rapport d’étape novembre 2024)
Un trio solide, indissociable et sécurisant
Libre d’entrer en médiation, libre d’en sortir :
Quelles que soient la situation et la configuration, il s’agit d’un processus volontaire que les parties peuvent décider d’interrompre à tout moment.
La médiation peut être initiée par les personnes intéressées ou ordonnée par un juge dans le cadre d’une procédure. Les conseils et experts peuvent les assister tout au long du processus.
Motus, pas bouche cousue :
S’exprimer, être entendu, mais toujours en confidentialité. Ce qui est échangé et proposé en médiation ne pourra pas être divulgué, notamment dans le cadre d’un procès ultérieur au cas où la médiation n’aboutit pas à un accord ; sauf bien sur si les parties en décident autrement.
La confidentialité constitue la garantie pour les parties de pouvoir s’exprimer en sécurité. Leur consentement commun à la divulgation permet d’assouplir le principe selon leurs besoins : « Sauf accord contraire des parties, la médiation est soumise au principe de confidentialité. » (art. 21-3 de la loi n°95125 du 8 février 1995)
Être partie prenante :
« Le problème ce n’est pas moi, c’est l’autre » ; « qu’est-ce que j’y gagne, qu’est-ce que l’autre y perd ? » ; « j’ai tout essayé, mais il ne veut pas entendre » ; « avec elle c’est impossible, ça ne peut pas fonctionner »
Entrer en médiation est faire preuve de courage, celui d’affronter une situation délicate ou déjà difficile pour tenter d’envisager un lendemain meilleur.
La médiation permet de se positionner pleinement décisionnaire pour soi-même : sortir de sa posture, quitter les stratégies d’évitement, mesurer les enjeux et les coûts, identifier ses besoins, déterminer en conscience ce qu’on envisage de pouvoir concéder, se projeter dans un futur possible.
Autant de champs de responsabilités à investir pleinement dans le cadre sécurisé de la médiation.
« C’est votre problème. Vous êtes assurément la meilleure personne pour le résoudre. Mais comme c’est également le problème de l’autre, ce sera sûrement plus facile avec un médiateur »
Qu’est ce qu'un médiateur ?
Le médiateur est un tiers facilitateur qui accompagne les parties dans la résolution de leur différend.
Son statut implique qu’il s’engage à respecter des principes posés par la loi (article 21-2 de la loi du 8 février 1995 n°95-125) :
Impartialité : Le médiateur ne prend pas parti, et ne privilégie aucun point de vue sur un autre.
Compétence : Le médiateur est formé pour mener des médiations.
Indépendance : Aucun lien objectif (personnel ou d’affaires) entre le médiateur et l’un des médiés.
Le médiateur n’est ni juge, ni expert, ni arbitre, ni conciliateur.
Diligence : Le médiateur s’engage à mener la mission dans le délai imparti, soit convenu entre les parties, soit déterminé par le juge.
Qu’est ce que la co-médiation ?
« Two heads are better than one* »
Pour entrer en médiation il faut au moins être deux.
Ainsi l’adage anglais pourrait s’appliquer aux parties, même si elles ne sont pas d’accord. Elles sont les artisans de leur propre solution.
Le proverbe vaut aussi pour les médiateurs.
AMSI milite pour la co-médiation : deux médiateurs plutôt qu’un seul permet un meilleur accueil de votre parole, une restitution efficace de ce qui est compris et de ce qui demande encore de l’approfondissement.
* Deux têtes valent mieux qu’une